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Contrat de maintenance IRVE : ce qu'il doit contenir

2 juillet 2026·Équipe ChargeTeam·7 min de lecture

Que vous exploitiez trois bornes sur le parking de votre entreprise ou plusieurs centaines de points de charge ouverts au public, la question finit toujours par se poser : qui entretient les bornes, dans quels délais, et à quel prix ? Un contrat de maintenance IRVE mal cadré se paie en bornes indisponibles, en utilisateurs mécontents et en factures imprévisibles. Voici, point par point, ce qu'un bon contrat doit contenir, et les questions à poser avant de signer.

Préventif et curatif : deux volets à distinguer clairement

La maintenance préventive

Le préventif regroupe les visites planifiées : inspection visuelle, contrôle des connecteurs et des câbles, vérification des protections électriques (différentiels, disjoncteurs), essais de charge, resserrage des connexions, mise à jour du firmware, nettoyage. La fréquence usuelle sur le marché est d'une à deux visites par an pour les bornes AC, davantage pour les stations DC à forte fréquentation, dont les organes mécaniques et le refroidissement s'usent plus vite. Le contrat doit lister précisément les opérations réalisées à chaque visite, sous forme de gamme de maintenance.

La maintenance curative

Le curatif couvre le dépannage sur incident. C'est ici que se joue la disponibilité réelle de votre parc, et c'est le volet le plus sensible du contrat : qui reçoit le signalement, comment est-il qualifié, qui se déplace, dans quel délai, et avec quelles pièces ? Un contrat sérieux distingue le diagnostic à distance (redémarrage, reconfiguration via la supervision) de l'intervention sur site, car une part significative des incidents se résout sans déplacement.

Les SLA : des engagements mesurables, pas des promesses

Les SLA (Service Level Agreements, ou engagements de niveau de service) transforment les promesses commerciales en obligations contractuelles. Vérifiez que le contrat définit au minimum :

  • Le délai de prise en compte : temps maximal entre votre signalement et la première action du prestataire (souvent exprimé en heures ouvrées).
  • Le délai d'intervention sur site : couramment de 24 à 72 heures ouvrées selon la criticité de la borne ; les parcs publics à fort trafic négocient des délais plus courts.
  • Le délai de remise en service, distinct du délai d'intervention : arriver sur site ne suffit pas si la pièce n'est pas disponible.
  • Un taux de disponibilité cible du parc, avec sa méthode de calcul (période, exclusions, source des données de supervision).
  • Les pénalités ou remises applicables en cas de non-respect, sans lesquelles un SLA reste déclaratif.

Attention aux exclusions : vandalisme, dégâts des eaux, défauts amont (raccordement, tableau) et pannes imputables au véhicule sont souvent hors périmètre. C'est légitime, mais cela doit être écrit, tout comme la procédure de chiffrage de ces cas hors forfait.

Le PV d'intervention : votre mémoire technique et votre preuve

Chaque visite, préventive ou curative, doit donner lieu à un compte rendu écrit : date et heure, technicien identifié, constat, opérations réalisées, pièces remplacées, photos avant et après, état de la borne à la fin de l'intervention. Ces PV constituent l'historique de votre parc. Ils vous servent pour la garantie constructeur, pour vos assurances, pour démontrer votre sérieux en cas d'incident, et pour arbitrer un jour entre réparer et remplacer un équipement. Exigez qu'ils vous soient transmis systématiquement, dans un format exploitable, et pas seulement archivés chez le prestataire.

Quel budget par borne et par an ?

Les prix varient selon la taille du parc, sa dispersion géographique, la criticité et le matériel installé. À titre de repère, les ordres de grandeur généralement observés sur le marché se situent autour de quelques centaines d'euros par an et par point de charge AC pour un contrat combinant préventif et curatif de base, et à un niveau nettement supérieur, souvent supérieur au millier d'euros par an, pour une borne de charge rapide DC, dont les pièces et les compétences requises coûtent plus cher. Ces montants ne sont que des repères : un devis sérieux se construit sur l'inventaire réel de votre parc.

  • Un parc dispersé coûte plus cher au point de charge qu'un parc concentré : le déplacement pèse lourd. Un réseau de techniciens locaux change l'équation.
  • Vérifiez ce que couvre le forfait : les pièces sont rarement incluses au-delà des consommables.
  • Comparez le coût du contrat au coût de l'indisponibilité : pour un point de charge public, une borne en panne est un chiffre d'affaires perdu et une réputation abîmée sur les applications communautaires.

Les clauses à ne pas oublier

  • Qualification des intervenants : techniciens habilités électriquement et qualifiés IRVE, avec justificatifs.
  • Périmètre matériel précis : liste des bornes, marques, modèles, numéros de série, localisation.
  • Gestion des pièces détachées : qui les approvisionne, dans quels délais, avec quel stock de sécurité.
  • Réversibilité : restitution de l'historique complet des interventions en fin de contrat.
  • Durée, revalorisation et conditions de sortie : évitez les engagements longs sans clause de performance.

Faites chiffrer la maintenance de votre parc

ChargeTeam s'appuie sur un réseau de techniciens IRVE qualifiés en France et en Belgique, au plus près de vos bornes, avec un prix annoncé avant chaque intervention et un compte rendu systématique. Opérateur de recharge, entreprise ou gestionnaire de flotte : décrivez votre parc, nous vous proposons une approche adaptée à sa taille et à sa criticité.

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